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  • Marie-Anne

Réflexion sur la procrastination et conseils pour s'en débarrasser!

Bonjour l'Estudianteam! Je suis tellement contente de reprendre le blog, vous n'avez pas idée!


Sur Instagram, je vous ai proposé il y a quelques jours quatre sujets d'article au choix, et voilà celui que vous avez préféré en majorité. Pas d'inquiétude, les autres propositions seront très vite traitées sur ce blog!


On y va? C'est parti!




I. Pourquoi se sent-on piégé dans la procrastination?


Il faut comprendre tout d'abord que vous n'êtes pas le seul, vous qui lisez, à vous sentir piégé par la procrastination, cette tendance à remettre à plus tard ce qui peut être fait maintenant! Communément appelé la flemme, la procrastination pointe le bout de son nez au mieux de temps en temps, au pire tous le jours. Résultat?


Nous qui nous étions fait un joli planning avec de belles couleurs, et des petits dessins dans les marges, avec une to-do list à la caligraphie recherchée, nous nous retrouvons à regarder notre petit bout de papier avec un grand -GRAND- besoin de Motivex. Et finalement on choisit Netflix (ou Disney+ maintenant, on ne sait plus).


On sait bien que procrastiner ne nous fait pas de bien. Mais alors, pourquoi est ce qu'on perd ainsi notre temps, en toute connaissance de cause?


Clairement, je pense que la peur en est la raison. La peur de sortir de sa petite zone de confort (c'est vrai que rester dans mon lit, au lieu de me lever et de faire la vaisselle #onsentlhistoirevecue, c'est quand même plus sympa), la peur de mal faire et de ne pas s'en sortir (oh la la, les tâches administratives, l'enfer!), la peur de se confronter aux conséquences de cette procrastination ("Marie-Anne, c'est bien beau de me rendre votre exposé écrit aujourd'hui, mais je vous l'ai demandé l'année dernière").


*Argh! On ne s'en sort pas!*


II. Vous avez dit "solutions"?


Heureusement pour vous -et pour moi, vous l'aurez compris-, il existe une manière de changer les choses! Il en existe même quelques unes, qui combinées, vous permettront de mettre définitivement derrière vous cette mauvaise habitude.


Bye, bye, procrastination!


1. Avaler le crapaud


*Pardon? Mais qu'est ce qu'elle dit, celle là?*


Avalez le crapaud est un livre de développement personnel que je n'ai pas encore lu, mais qui attend sagement dans ma PAL (cf: Pile à Lire, pour les non avertis).


Brian TRACY partage avec son lecteur 21 conseils pour sortir de la procrastination, et de facto, pour devenir plus efficace dans la vie de tous les jours!


Crosso modo, l'image invoquée derrière cette métaphore d'avaler cet animal visqueux, gluant, et pas franchement ragoutant, c'est que... et bien... Une fois que votre tâche sera faite, le plus difficile sera passé, et vous aurez d'autant plus de motivation à effectuer les autres tâches de votre super to-do list hyper colorée!


Rassurés? ;)


2. Arrêter de se dire qu'on est procrastinateur


Concrètement, dans ce bas monde, on se rabaisse souvent.


On s'observe avec un œil plutôt négatif la plupart du temps, et à la moindre petite contrariété, on a tendance à décharger sur nous-même une tempête de reproches. Vous les avez déjà entendues dans votre esprit, ces pensées parasites type "Mais pourquoi as-tu essayé d'apprendre l'escalade? Tu sais bien que tu n'y arriveras jamais!", ou "Comment as-tu pu penser être jolie dans cette robe? Tu vois bien que tu dois perdre au moins 10 kg!"?


Moi oui, souvent.


Ces pensées nous font du mal, parce qu'on commence vraiment à les croire à force de les entendre. Et on se persuade que les choses ne changeront jamais, que nous sommes fait comme cela, et qu'il faut faire avec.


Mais à partir du moment où vous changez votre système de pensées, où vous vous regardez en vous disant "même si" au lieu de "et si", vous vous placez du côté de l'espoir et non plus de la peur. Vous êtes dans une approche déjà plus positive de vous même.


Or, elle est là, la clé! Quand on pense positif, on attire le positif. Et quand on pense négatif, on attire le négatif, c'est une réciproque.


Si vous arrêtez de vous dire que vous être un procrastinateur de première et qu'il n'y a rien à faire contre cela, et bien justement, vous aurez commencé à changer en vous orientant vers le positif. Et vous aurez moins tendance à procrastiner.


Vous me suivez?


3. Mais justement! Utiliser la procrastination!


*C'est mon conseil préféré, héhé...*


A ce stade, on pourrait croire que je dis tout et son contraire, mais lisez plutôt. En fait, ce conseil peut être un outil pour appliquer le conseil précédant.


Si vous êtes vraiment du genre procrastinateur, vous pouvez utiliser cet "état de fait" contre la procrastination elle même! Oui, oui, vous avez bien lu.


Comment, me demandez-vous? Quand on remet une tâche pénible à plus tard, ça nous laisse sur l'instant le temps de faire quelque chose qui nous intéresse plus à la place. Le problème dans cette équation, c'est qu'on garde quelque part dans un coin de notre tête qu'il nous reste toujours ceci ou cela à accomplir.


Pas top pour être zen et relax, si vous voulez mon avis.


Ainsi, dans mon cas, j'assume à 100% avoir une forte tendance à procrastiner. Et le meilleur moyen de lutter contre cela, c'est de me dire: "Feignante comme je suis, je n'ai pas envie de me surcharger l'esprit avec des tâches pénibles à faire. Je vais les faire tout de suite"!


Croyez moi, ça marche! Après cela, j'ai le temps de ne rien faire, c'est génial!


4. Se récompenser


Lorsque je décide de faire une tâche qui me rend malade avant même que je ne l'aie commencée, je choisis toujours de me donner une récompense de la même intensité que ce que je viens d'effectuer.


Par exemple, il y a deux jours, j'ai passé littéralement 3h à rédiger une lettre de motivation, et 1h à faire le ménage. Je ne m'en sortais pas, et j'avais déjà repoussé, repoussé, et il fallait vraiment que je m'y mette (#guilty). Ma récompense fut de jouer 4h à la basse.


Grand effort? Grande récompense! C'est aussi simple que cela.


5. Amorcer la tâche suivante - ou la règle des 5 secondes


Personnellement, lorsque j'ai fini d'effectuer une tâche, j'ai souvent envie d'en amorcer une autre.


Mais il arrive parfois que j'aie... tiens, la flemme! Comme par hasard!


Dans ce cas là, je respecte une règle simple. Il s'agit de la règle des cinq secondes. Je compte à rebours, dans ma tête 5, 4, 3, 2, 1, et... Dans cet intervalle, je dois avoir pris ma décision: "Je continue, ou pas?".


La réponse étant souvent oui (pour pouvoir m’entraîner à la basse après, héhé), j'amorce donc une nouvelle tâche.


Résultat? J'aurai été encore plus efficace que si je n'avais fait que la tâche prévue initialement. Et ça, ça fait du bien à l'esprit!


La règle des 5 secondes ne vient pas de moi. Si elle vous intéresse, sachez qu'il s'agit d'une théorie de Mel Robbins, et qu'elle l'applique à chacune des décisions qu'elle doit prendre, petite ou grande.


6. Pour récapituler


Parce que je sais que je ne suis pas déterminée par mes pensées (cf. Conseil 2), et que je me motive vite à passer à l'action (cf. Conseil 5), je commence par la tâche la plus désagréable en début de journée (cf. Conseil 1). Je sais que je me sentirai bien si je fais tout ce que j'aimerais faire (cf. Conseil 3). J'ai même la possibilité d'être plus efficace que prévu (cf. Conseil 5). Je peux me récompenser (cf. Conseil 4).


CQFD ! ;)


III. Réflexion


En écrivant cet article, je me suis vraiment posé la question de savoir pour quelle raison j'étais capable de choisir la procrastination au détriment de quelque chose qui me serait plus profitable sur le long terme. Choisir de procrastiner, c'est remplacer une tâche qu'on ne veut pas effectuer par un plaisir immédiat.


Et elle est là, la problématique. C'est le temps. Plaisir immédiat s'oppose à efforts et travail.


Pour parvenir à un résultat qui demande du travail, on doit investir du temps. Or, dans nos sociétés, où le moindre colis peut être livré en 48h, on décide de ne plus attendre. Les joueurs de jeux vidéos en ligne investissent d'importantes sommes dans un équipement qui leur fera gagner des millisecondes. On achète nos places de cinémas sur Internet pour ne plus avoir à faire la queue. Attendre un plat un quart d'heure au restaurant nous donne l'impression d'être en retard alors qu'on n'a rien de prévu après (#vieparisienne).


"Je ne veux pas travailler aujourd'hui, je réviserai demain. A la place, je préfère me servir un verre de lait d'amandes et regarder Netflix."


Mais qu'est ce qui me serait plus profitable? Connaître les répliques de Outlander par cœur (si vous n'avez pas vu cette série, croyez moi, c'est une pépite), ou connaître le tableau clinique de la bouffée délirante aiguë (BDA pour les intimes)? A moins que j'ai une patiente plus tard qui soit persuadée de venir de l'Ecosse du XIXème siècle, je vois mal comment Outlander pourrait s'avérer un bon investissement de temps, hormis pour mon plaisir personnel (et il est grand, devant cette série).


Le problème, ce n'est pas de se faire plaisir. C'est de choisir le plaisir immédiat au détriment du bonheur dans le long terme. Je sais que plus tard, si j'exerce le métier de psychologue en me sentant légitime dans son exercice, parce que j'ai bien appris mes leçons étant étudiante, je serai bien plus heureuse dans ma vie que de savoir que j'ai bingé 25 séries pendant le confinement!


Maintenant qu'on a saisi le paradoxe, en toute connaissance de cause, pourquoi ne pas décider de ne s'accorder de "petits plaisirs" que lorsqu'on a effectué une tâche qui compte?


Sur Pinterest récemment, je cherchais des citations pour se motiver. J'en ai trouvé une sympathique qui disait: Ce que tu fais aujourd'hui conditionne les résultats de demain.


Prenons juste un instant pour réfléchir à la véracité de cette phrase. Résonne-t-elle en vous comme elle résonne en moi?



Je vous remercie d'avoir lu cet article! N'hésitez pas à le partager s'il vous a plu! Je vous dis à bientôt, j'ai hâte de vous partager mes prochaines idées!

~ Marie-Anne ~








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