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  • Marie-Anne

Pourquoi ne vais-je jamais au bout de mes projets?

Vous est-il jamais arrivé d'être hyper motivé lorsque vous commencez quelque chose de nouveau, et quelques semaines, voire même quelques jours plus tard, la lassitude vous rattrape et vous abandonnez votre projet?


Vous ne comprenez pas, vous qui pourtant avez une bonne raison de vouloir réussir, pourquoi vous n'arrivez pas à aller jusqu'au bout.


Dans cet article, je vais vous exposer LA raison pour laquelle on ne termine pas certains de nos projets alors qu'ils nous tiennent vraiment à cœur. Pour cela je m'appuie notamment sur les travaux de Brooke Castillo et de Steve Pavlina, deux coachs de développement personnel américains.



I. Expérience personnelle


J'ai ce même problème. J'ai toujours plein d'idées de nouveaux projets, mais je m'arrête souvent à la phase de conception "mentale" si j'ose dire. J'ai essayé au moins cinq fois d'écrire un roman (j'ai les idées mais je n'y arrive pas sur le long terme), j'ai essayé un nombre incalculable de fois de perdre ces fichus cinq kilos que j'ai pris après Miss France (je sais que je le veux très profondément, mais impossible de m'y tenir plus d'une semaine), j'ai essayé d'apprendre plein de choses (mais dès que j'ai les bases, je passe à un autre domaine qui m'intéresse tout autant).


Je suis relativement à l'aise avec cela désormais, parce que je comprends d'où vient cette tendance à abandonner, même quand quelque chose nous tient vraiment à cœur. Cela dit, pendant des années je me suis demandé, le moral dans les chaussettes, pourquoi des dizaines et des dizaines de personnes étaient capables d'aimer le sport et d'en redemander, alors que moi, faire trente squats me mettait directement au tapis et que mes courbatures du lendemain me démotivaient à vitesse grand V.


Dans ces moments là, on se dit qu'on n'est vraiment bon à rien.


Vous l'aurez deviné, ce n'est pas la bonne approche à adopter.


II. Ce que je contrôle et ce que je ne contrôle pas


Dans la vie, il y a des "circonstances" autour de nous. Ce sont ces circonstances que nous ne pouvons pas contrôler -et personne ne peut le faire, d'ailleurs.


Il s'agit du passé, des autres personnes (leurs pensées, leurs sentiments, leurs avis, leurs réflexions, leurs actions), et ce qui arrive dans le monde.


Voilà. C'est tout ce que nous ne pouvons pas contrôler.


Que contrôlons-nous, dans ce cas?


Le reste. Tout le reste. Ce sont nos pensées, nos sentiments, les actions que nous menons, et les résultats qui en découlent.


III. La chaîne


Je viens de vous évoquer nos pensées, nos sentiments, les actions que nous menons, et les résultats qui en découlent.


N'oubliez jamais cette chaîne. Pensées > Sentiments > Actions > Résultats


S'il y a une chose à retenir, c'est bien celle là.


IV. Cheminement de pensées


Ce qu'il faut comprendre, c'est que les pensées créent les sentiments.


Quand on choisit de faire quelque chose, c'est parce qu'on imagine la manière dont on se sentira une fois cette action achevée. Par exemple, si j'ai décidé d'apprendre le crochet, c'est pour réussir à me faire moi-même une robe longue d'été, et j'imagine que lorsque je la porterai, je serai fière du travail et du temps investi dans la réalisation de cette pièce.


Les sentiments sont à l'origine des actions.


Parce que je veux être fière de moi, je réunis tout ce dont j'ai besoin pour crocheter ma robe. Je regarde des tutoriels sur Youtube, je m'abonne à des comptes sur le sujet sur Instagram, bref: je passe à l'action, et je débute l'apprentissage du crochet.


Et les actions, vous l'aurez compris, déterminent les résultats.


Mais minute... Ma robe n'est toujours pas terminée. Il s'est passé quelque chose dans l'étape Actions, et je n'ai pas continué mon travail.


Pourquoi? Parce que les sentiments sont aussi à l'origine des non-actions.

Je n'ai pas agis parce que j'ai ressenti quelque chose.


V. Savoir s'observer


C'est à ce moment là que je me suis demandé ce qui déterminait ma pensée. Et évidemment, la réponse qui me vient logiquement c'est "mon esprit".


Il est intéressant alors d'essayer de nous observer, d'observer notre esprit de la manière la plus objective qui soit pour se comprendre, et comprendre d'où viennent nos pensées.

Vous pouvez imaginer un autre vous, une ombre, derrière vous et un peu en lévitation qui vous regarde penser. Qu'est ce qu'il y a dans mon esprit?


Je me suis rendue compte que l'ensemble était plutôt négatif. Comment pouvais-je penser arriver à des résultats positifs sans que mes pensées le soient également?

Saviez vous que sur les 60 000 pensées qui traversent notre esprit chaque jour, 48 000 sont des pensées négatives? (Travaux de Daniel Amen, Californie, 2010)


Je trouve cela tout bonnement incroyable.


*Et pas forcément dans le bon sens, ce qui en soit est une pensée à tendance négative. Hum...*


VI. L'erreur que tout le monde a faite (et moi la première)


Quand on se rend compte qu'on n'arrive pas à atteindre ses objectifs, on essaye de se forcer.


"J'ai vraiment envie d'aimer le sport. Je déteste cela, mais je vais quand même aller courir pendant 30 minutes"


Pas étonnant avec une telle mentalité que je n'ai jamais réussi à tenir le running plus de deux semaines... Parce qu'évidemment, se forcer, ça n'apportera jamais de résultats positifs.


Ce ne sont donc pas les actions qu'il faut essayer de changer, si on veut parvenir à ces résultats qui nous échappent. Oui, si vous avez été attentifs vous l'aurez deviné:


Ce sont nos pensées qu'il faut changer pour atteindre nos objectifs abandonnés

(mais qu'on aimerait bien atteindre quand même ^^)


Tout bêtement, il faut comprendre pourquoi on fait ou on ne fait pas quelque chose. Et pour se comprendre il faut prendre du temps, se regarder avec bienveillance, accepter que nous ne sommes pas parfaits et s'accompagner, se faire confiance, marcher main dans la main avec nous-même.


Parce que finalement, la seule personne avec qui vous passerez l'ensemble de votre vie... et bien c'est vous.


VII. Exemple


Je vais décortiquer pour vous et en avant première mon cher cerveau, en nous appuyant de nouveau sur l'exemple du sport.


Pour résumer, je sais que le sport apporte de nombreux bienfaits sur la santé, que d'un point de vue esthétique ça aide aussi, qu'il s'agit d'un exutoire qui permet d'abaisser de 12% les risques de dépression lorsqu'il est pratiqué régulièrement, ... Il y a tout un tas de choses positives à faire du sport et je le sais.


Je veux faire du sport, parce que cela m'apportera une bonne fatigue, un bien être général, un corps plus tonique, un meilleur mental et une confiance en moi raffermie. Pourtant, même en aillant de très bonnes raisons de faire du sport, im-pos-si-ble de m'y tenir! Et c'est tellement rageant!


*Je viens d'appuyer comme une dingue sur le point d'exclamation, c'était assez comique*


Revenons à nos moutons.


Maintenant que je sais que mes actions sont conduites par mes sentiments, qu'est ce qui fait que ces derniers m'empêchent de continuer à faire du sport?

La réponse? Parce que je me sens nulle.


Nous savons également que les sentiments proviennent des pensées. Alors pourquoi est ce que je me sentirais nulle, en faisant du sport?

La réponse? Parce que je n'aime pas ça, parce que je ne vois pas de résultats assez rapidement, et parce que de toute manière CA NE CHANGERA RIEN que j'en fasse ou que je n'en fasse pas, et le pire du pire c'est qu'on va tous mourir!!!


*Rebelote, j'ai failli casser mon clavier cette fois*


Voilà globalement l'état de stress intense et de conflictualité perpétuelle dans lequel était mon esprit avant que je réalise qu'en fait, il me suffisait simplement de changer mon système de pensées, de comprendre la raison profonde derrière mes motivations, et de me prendre effectivement par la main pour changer.


Une chose qui n’apparaît pas du tout dans mon discours: mes minis victoires quant à la pratique du sport. Ainsi, entre 2018 et 2019 je n'ai pas fait du sport du tout. En 2019, j'ai essayé d'en faire à deux reprises et j'ai réussi à tenir trois mois en tout (Avril, Mai et Décembre). Depuis Janvier 2020, si je ne fais pas du sport toutes les semaines, j'en fait quatre à cinq fois par mois en moyenne. Alors je suis bien d'accord avec vous, ce n'est quasiment rien! Mais c'est déjà plus qu'avant.


Mon objectif aujourd'hui c'est de faire 30 minutes de sport tous les jours. En soi ce n'est pas dingue, mais si j'arrive à tenir sur la durée, alors j'aurai la preuve que mon système de pensées a changé, et que je suis prête à faire plus! C'est quand même très motivant!


Rappelez vous que tout ce que vous arriverez à faire si vous vous battez contre vos actions et non contre vos pensées, ce sera du "vous contre vous", et alors vous perdrez forcément. On ne peut pas changer son système de pensées sans le comprendre.


Et cela fera l'objet d'un prochain article!


J'espère que ces lignes vous aurons éclairés sur un problème archi-récurent, qui fait beaucoup plus de dégâts qu'il pourrait y paraître car il favorise le ressenti de culpabilité et contribue à une pauvre image de soi. Le positif dans tout ça?


C'est vous qui avez le contrôle!


A très vite!


- Marie-Anne -

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