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  • Marie-Anne

Etre plus heureux? La recette!

Tout le monde rêve de se sentir d'une certaine façon. Plus heureux, plus motivé, plus fier de soi... Le problème c'est qu'on ne sait pas toujours comment faire, pour se sentir mieux dans sa vie de tous les jours.


Cet article, qui s'inscrit dans la continuité de celui sur la raison pour laquelle nous abandonnons nos grands projets (vous pouvez le retrouver ici), vous donnera les clés pour atteindre cet état de bien-être quotidien qui manque à nombreux d'entre nous.




I. La contradiction initiale


Vouloir se sentir mieux dans sa vie de tous les jours est au cœur de littéralement tout ce qu'on entreprend de faire. Et c'est un besoin tout à fait légitime. Dans une société où tout va vite, où on se sent parfois dépassé, englouti sous la tonne de tâches à effectuer, on a souvent l'impression de suffoquer.


Si je vous demandais, là, tout de suite, si vous êtes vraiment heureux, vous y réfléchiriez, et je suis presque certaine que la réponse que vous me donneriez serait "Ouais, bof". Pourtant nous voulons tous être heureux.se, et heureux.se tout le temps par dessus le marché.


On se dit souvent qu'on n'a pas eu une enfance ou une adolescence heureuse, qu'on n'a pas eu une bonne journée. Mais il faut se rappeler que c'est bien nous qui contrôlons nos émotions.


Petit rappel: les émotions sont créées par nos pensées. Or, c'est précisément parce que l'on pense que quelque chose d’extérieur à nous peut être la raison de notre bonheur, que nous nous accrochons à cette chose sans plus prendre en compte ce que nous pensons à l’intérieur. Je sais que c'est encore un peu flou, dit comme cela, mais imaginez:


Vous êtes assis devant la télévision, et votre programme est interrompu par des publicités. L'une d'elle met en scène une jeune femme athlétique, aux abdos apparents, et vous vous surprenez à penser "Ah, si j'avais des abdos, si je perdais 10 kilos, je suis sûre que je serais plus heureuse".


Ce que vous en tirez? Que le secret du bonheur se trouve dans le fait d'avoir le fameux six pack.


Je comprends si à ce stade de la réflexion, vous vous demandez pourquoi avoir des abdos apparents et être heureux.se ne pourraient pas être la même chose. A quoi bon choisir entre préférer être mince et musclé.ée, et préférer être heureux.se, après tout.


Pour vous répondre, je voudrais vous poser une question: si vous aviez le même corps que la jeune femme de la publicité, qu'est ce qui aurait changé et qu'est ce qui n'aurait pas changé dans votre quotidien?


Quand je regarde les photos de moi durant ma préparation pour devenir Miss Auvergne, je m’aperçois que j'étais très très fine, si ce n'est maigre (d'ailleurs mon entourage me le faisait beaucoup remarquer et commençait à s'inquiéter). J'avais perdu une dizaine de kilos, mais est-ce que je me sentais mieux pour autant?


Comme vous l'aurez deviné, la réponse est non. Mon corps avait certes changé, mais je n'avais toujours pas assez confiance en moi, et ce dernier point contribuait à cet espèce de sentiment mitigé, de mal-être quotidien que je ressentais; je me trouvais toujours trop grosse, il fallait que je maigrisse plus, et plus vite.


II. Croire en ce qu'on ressent


Quel sentiment voulez-vous ressentir? Quelle est la chose qui vous le fera ressentir? Sur quoi vous concentrez-vous pour ressentir ce sentiment?


S'agit-il de quelque chose d’extérieur à vous? Quelque chose que vous voulez faire pour atteindre votre sentiment désiré? Quelque chose que vous voulez obtenir, acheter?

Ou alors s'agit-il d'un cheminement intérieur pour choisir vous-même vos émotions, vos sentiments?


Car rappelons-le, ce que nous avons vu dernièrement, c'est que les pensées définissent les sentiments. Ces derniers sont des vibrations dans notre corps, nous le savons tous intuitivement. Mais vous-êtes vous déjà concentré sur l'expérience que c'est, que de ressentir?


Reprenons les choses dans l'ordre, vous comprendrez mieux.

- Pensez à une émotion positive, à la manière dont vous la ressentez

- Remonter à vos pensées (qui définissent les sentiments, donc) et posez-vous cette question: Qu'est ce que je serais en train de penser, si j'étais heureux.se maintenant?


Laissez moi devinez votre réponse. Vous diriez que vous ne savez pas, n'est ce pas?


Très bien, ce n'est pas grave. Dites moi ce qui vous rendrait heureux.se?


*Gagner un million d'euros*


Prenons donc cet exemple! Si je vous disait, là, tout de suite, que vous venez de gagner un million d'euros, vous seriez très très heureux. Pourtant, à l'instant-T, rien n'aurait vraiment changé: vous auriez toujours autant d'argent sur votre compte en banque qu'avant l'annonce, et pas encore un sous de plus. Vous auriez même un peu moins car vous auriez dû acheter votre ticket de loto! A cet instant, vous savez juste que vous avez gagné, mais vous être heureux.se malgré tout.


C'est donc bien la pensée qui mène au sentiment. CQFD!


Est ce que pour autant les choses ont besoin d'être vraies? Bien sûr que non! Car à partir du moment où vous les croyez, le tour est joué. Si je vous avais menti, au sujet de ce million, cela n'aurait pas été très gentil de ma part, toutefois, vous y auriez quand même cru, et vous auriez ressenti exactement les mêmes sentiments que si toute cette histoire avait été vraie.


Tout ce qui a besoin d'être vrai, c'est de le croire.


*Donc*


Qu'est ce qui vous rendrait heureux.se si vous aviez gagné un million d'euros? Probablement le fait de savoir que vous pourriez vous faire plaisir autant que vous le voudrez, que vous ne serez jamais dans le besoin, BREF! Que vous n'aurez plus jamais besoin de vous inquiéter.


Essayez vraiment de vous mettre dans la peau de ce gagnant. N'est-il pas incroyable de se dire qu'on n'aura plus jamais à s'inquiéter?


Mais... Quand on y réfléchit, pourquoi est ce qu'on s'inquiète, d'abord? "S'inquiéter c'est souffrir deux fois", selon Norbert Dragonneau dans les Animaux Fantastiques (après avoir vu le film il y a quelques années, cette phrase a tourné en boucle dans ma tête). Car aujourd'hui, c'est vrai, le monde change, et l'on vit dans une période où nous n'avons plus besoin de nous inquiéter.


Nos ancêtres devaient effectivement s'inquiéter pour leur survie, celle de leur joyeuse progéniture, pour trouver à manger et s'en sortir vivants, pour échapper aux éventuels prédateurs. L'inquiétude, à la base, est une question de survie. Toutefois aujourd'hui, s'inquiéter est souvent inutile. Et en plus on souffre quand on s'inquiète.

Alors autant abandonner cette mauvaise habitude, non?


Petit aparté: le fait d'abandonner l'inquiétude me fait penser au mouvement du stoïcisme. Ce dernier, initié par Zénon de Citium au IVème siècle av. JC, repose sur l'idée du détachement vis à vis de ce que l'on ne contrôle pas, et de la liberté intérieure. De plus, les stoïciens prônent la liberté de représentation, c'est à dire que même avec cette indépendance quant aux circonstances extérieures, ils ne tombent pas non plus dans le fatalisme et restent maîtres de leurs pensées et de leur jugement.


Vous voyez, on retombe sur nos pattes, n'est ce pas?


III. Le secret du bonheur


Rappelez vous une chose: On ne peut pas penser à des choses positives et se sentir mieux si on n'y croit pas.


Toutefois, si d'aucun voulait m'opposer le fait que parfois, on ne peut tout simplement pas être heureux, et qu'être heureux tout le temps est impossible, je l'entendrais. En effet, face à la disparition d'un proche, par exemple, on n'a pas envie d'être heureux, pas vrai?


A cela je vous répondrai qu'en fonction de la personne décédée, nos sentiments n'ont pas la même intensité, qu'ils changent en fonction de l'image qu'on se fait de la personne en question. Par conséquent, nos pensées sont là aussi en amont de nos sentiments et il ne tient qu'à nous de choisir comment nous souhaitons qu'elles les influencent.


Car dans la vie de tous les jours, la façon dont on pense à quelqu'un détermine nos sentiments pour cette personne quoi qu'elle fasse ou non. C'est d'ailleurs la même chose pour nous. La manière dont nous pensons à nous a un réel impact sur ce que nous ressentons pour nous-même. Beaucoup de personnes disent ne pas s'aimer. C'est qu'elles ne pensent pas à elles-mêmes de manière positive.


Tout ça pour dire que tout ce qu'on ressent est un choix.


IV. Et si je n'ai pas envie d'être heureux tout le temps?


C'est vrai qu'à certains moments, on n'a simplement pas envie d'être heureux.se. Face à un deuil, on ne veut pas faire état de ô combien nous nous sentons bien. Au contraire, on a plutôt envie de se sentir triste. Face à un ami en difficulté, on a envie de se montrer compréhensif, à l'écoute, et de proposer son soutien.


C'est bien normal.


L'essentiel, c'est de savoir ce que vous choisissez de ressentir à l'instant-T et de travailler vos pensées en conséquences, et ce, quelle que soit la situation.


V. Exercice


Je vais vous proposer un exercice, que je pratique au quotidien.


1. Ce que je ressens habituellement


De la manière la plus honnête qui soit, je vous propose de lister les trois émotions qui vous habitent le plus. Qu'elles soient positives ou négatives, peu importe, tant que vous êtes honnête avec vous-même.


Vous verrez, on arrive souvent à un résultat assez négatif... Mais ce n'est pas grave! Nous avons ainsi une plus grande marge de progression! ;)


2. Les pensées derrières ces émotions


Essayez d'identifier la pensée qui entraîne les sentiments que vous venez de lister. Que pensez-vous qui vous fasse ressentir cela?


Dans mon précédent article, je donnais un exemple, qui fait état d'une succession d'étapes "mentales" pour arriver à la pensée initiale à l'origine du sentiment. Je vous le mets ici, pour que vous compreniez la succession de questions. En résumé, il faut toujours demander Pourquoi? jusqu'à remonter à l'origine du problème.


Pourquoi j'abandonne toujours quand je fais du sport?

> Parce que je me sens nulle.

Pourquoi est ce que je me sentirais nulle, en faisant du sport?

> Parce que je n'aime pas ça, parce que je ne vois pas de résultats assez rapidement, et parce que de toute manière ça ne changera rien que j'en fasse que je n'en fasse pas.

Pourquoi ça ne changerait rien?

> Parce que... Ah bah tiens, faire du sport changera forcément quelque chose (une prise de muscle, une meilleure hygiène de vie, plus d'endurance, ...). Elle est là l'origine de la pensée négative. Et je me rends compte qu'elle n'est pas valide. Je peux donc changer mon système de pensée. Je fais ce choix.


Bref, vous avez compris!


3. Ce que je voudrais ressentir à la place


De même, soyez honnête avec vous-même, c'est le meilleur service que vous puissiez vous rendre. Demandez vous ce qui est important pour vous, ce que vous aimeriez vraiment être capable de ressentir tous les jours afin d'aller mieux au quotidien.


Pour ma part, le choix était très simple:

- Je ne veux plus m'inquiéter

- Je veux être fière de moi

- Je veux être d'humeur joyeuse

... Et le tout au quotidien!


La bonne nouvelle, vraiment, c'est qu'on a le choix. Le choix d'essayer ou pas, le choix de devenir nous mais en mieux, le choix de réussir, et le choix d'être heureux, tout simplement.


J'espère que cet article vous aura plu, et qu'il vous aura fait prendre conscience que dans le film de votre vie, c'est bien vous le personnage principal. Alors ne faites plus figuration, et si vous voulez reprendre vos pensées, vos émotions en main, sachez que vous le pouvez!


Je vous embrasse,


- Marie-Anne -




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